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publié le : 10-03-2011

"L’étude de faisabilité est presque achevée. Après examen des conclusions, le gouvernement aura toutes les cartes en main pour décider de lancer ou non le processus d’ouverture du capital", résument des sources proches du dossier.
L’Etat avait décentralisé en 2004 la gestion aéroportuaire au niveau des collectivités locales, qui détiennent aujourd’hui 15% des grands aéroports régionaux (Nice, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux, par ordre d’importance) au côté des chambres de commerce et d’industrie (25%). L’Etat a conservé 60%.
La loi de 2005 autorisant l’ouverture du capital d’Aéroports de Paris (ADP) prévoyait en outre la transformation des principales plateformes régionales en sociétés anonymes, permettant d’ouvrir ultérieurement le capital à des investisseurs privés.
Dans cette perspective, Lyon, Toulouse, Bordeaux et Nice ont, dès 2007/2008, abandonné leur statut d’établissement public.
A la faveur de la reprise du secteur aérien, l’ancien secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, avait avancé fin septembre qu’une décision devait être prise avant la fin 2010. Mais l’annonce se fait attendre.
"Depuis le remaniement gouvernemental, on a très peu d’informations. Si ce n’est pas lancé au premier trimestre, on peut douter que cela puisse se faire avant l’élection présidentielle", avancent les dirigeants de l’aéroport de Toulouse.
Aujourd’hui, disent-ils, il y a plus d’interrogations que de réponses sur ce projet : appel d’offres’ Quel niveau de participation garderait l’Etat’
"Les questions juridiques sont nombreuses et complexes", justifie une des sources proches du dossier. "Mais nous sommes dans la phase de réception des derniers avis juridiques".
Les responsables de Bordeaux-Mérignac confirment d’ailleurs avoir été "récemment" sollicités par la Société Générale (banque mandatée par Bercy) "pour un exercice de valorisation". L’annonce de l’Etat est désormais "imminente", estiment-ils.
Selon les sources proches du dossier, Lyon, Toulouse et même Montpellier (8e aéroport régional en 2009) sont également ciblés, contrairement à Nice (premier aéroport avec 9,6 millions de passagers en 2010).
En attendant, les groupes privés se tiennent prêts.
"Vinci (qui détient déjà 3,3% du capital d’Aéroports de Paris), a toujours manifesté une disponibilité sur le sujet de l’ouverture du capital des grands aéroports régionaux (...) parce que c’est notre métier de concessionnaire exploitant. Nous sommes donc un partenaire naturel", explique Nicolas Notebaert, président de Vinci Airports.
La société dispose d’un portefeuille de neuf aéroports en France délégués par des collectivités, dont Nantes, Saint-Nazaire et Grenoble. S’y ajoutent 3 aéroports internationaux au Cambodge.
Vinci a en outre récemment signé le contrat de concession du futur aéroport de Nantes qui comprend déjà la gestion de Nantes-Atlantique et de Saint-Nazaire-Montoir (plus de trois millions de passagers).
Mais il n’est pas le seul à convoiter des parts du gâteau. Il pourrait ainsi concourir avec le groupe de services Veolia ou la banque d’affaires australienne Macquarie.
"Nous souhaitons poursuivre notre développement en France dans le secteur du transport (autoroutes, aéroports, etc.) et de l’énergie", déclarait ainsi en novembre Bruno Angles, directeur général France de Macquarie.
Enfin, la presse indiquait récemment qu’ADP, gestionnaire de Roissy, Orly et Le Bourget, pourrait s’intéresser à Lyon-Saint-Exupéry.



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