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publié le : 30-04-2011

Les années 2011 et 2012 marqueront un tournant dans le partenariat entre Réseau ferré de France (RFF) et le grand port maritime de Marseille (GPMM).

Car l’objectif de faire passer la part modale du transport ferré à 30% en 2013 – selon le protocole de collaboration signé par le port de Marseille et RFF en juillet 2008 – est encore loin : en 2010, cette part a enregistré une nouvelle baisse pour se situer à 8,3%.


Des investissements importants

Or avec la plateforme logistique Distriport et les prochains terminaux à conteneurs (Fos 2XL, 3XL, 4XL), la desserte ferrée de la zone industrialo-portuaire (ZIP) de Fos devrait passer de 21 trains par jour à 60 en 2013, grâce à une signalisation automatique (commande centralisée de toute la zone de Fos et doublement de certaines sections à voie unique). Huit millions d’euros ont donc été inscrits au contrat État-région 2007-2013 pour cette opération.

Côté bassins Est, si le budget est trois fois plus important, 24 millions d’euros, c’est que l’objectif est encore plus ambitieux. Il s’agit de connecter les bassins marseillais au réseau d’autoroutes ferroviaires et ainsi d’optimiser son positionnement économique à l’échelle européenne. Le projet s’articule en trois points : mettre au gabarit l’axe Avignon-Cavaillon-Miramas-Rognac-L’Estaque-Mourepiane afin d’en faire une autoroute ferroviaire, rouvrir le raccordement de Mourepiane pour permettre une importante amélioration des entrées/sorties du port de Marseille, et rationaliser les circulations ferroviaires dans le complexe ferroviaire du port de Marseille.


Transfert des voies ferrées portuaires au GPMM

Effectif depuis le 1er février 2011, le transfert de la gestion des quelque 110 km de réseau ferré portuaire au grand port maritime n’a pas arrêté les projets. Après avoir délégué la gestion de son réseau au groupement d’entreprises (VFLI, RDT13, ETF, Inexia, dont VFLI est le mandataire), le GPMM étudie le renforcement des nœuds ferroviaires d’Arenc et de Mourepiane.

D’ici 2013, la cession par RFF d’une bonne part des 25 hectares de la gare marchandises du Canet à l’opération Euroméditerranée rend ce développement indispensable.