publié le : 10-02-2012

50 km2 à prendre sur la mer. Cinq navires « suceurs de fonds marins » qui doivent travailler en continu durant deux ans et demi pour collecter des centaines de millions de tonnes de sable de la qualité souhaitée. Tel est l’objectif de Maasvlakte 2, le projet d’extension du port de Rotterdam, le 1er port européen et le 4e mondial. Un projet pharaonique débuté en 2008, qui verra les premières sociétés s’installer dès 2013 pour une fin complète des travaux en... 2033 ! Conscient de la masse de flux supplémentaires à faire transiter dans l’hinterland, le Port de Rotterdam, qui accueille déjà 35.000 navires et 100.000 barges par an, a même créé une voie ferrée de 160 km dédiée au transit de marchandises. L’Autorité du Port vise d’ailleurs une évolution de la répartition des modes de transfert. Elle souhaite passer entre 2013 et 2030 de 60% de camions à une part de seulement 30/35% au profit du fluvial (qui atteindrait 45%, contre 32/33% aujourd’hui) et du rail (qui bondirait de 6/7% à 20%). Par ailleurs, via son Container Transfert Point, un centre de réception et d’expédition de conteneurs hyper moderne (avec des grues automatiques, des AGV, des contrôles informatisés via des « Cargo Cards »...), le Port de Rotterdam compte tripler le nombre d’EVP gérés, passant de deux à six millions par an. Des chiffres qui ont de quoi donner le tournis !