publié le : 30-06-2011

"Nous avons vécu deux années très difficiles à Dunkerque. Mais le soutien de l’État est très ferme et se manifeste clairement à l’occasion du lancement du projet du terminal méthanier. C’est avec la reprise de la croissance du trafic conteneurs, l’une des bonnes nouvelles de ce premier semestre".

Le président du conseil de surveillance du GPM Dunkerque-Port a ainsi ouvert le tardif point presse annuel de l’établissement, le 20 juin 2011. Tardif, a-t-il justifié, parce que trop d’annonces importantes restaient en suspens. Le même jour, le conseil de développement du GPM, présidé par Philippe Bertonèche, saisit une demande d’avis sur une révision du plan stratégique d’investissement.


Du marasme à l’enthousiasme

Une salve de bonnes nouvelles font donc passer la place portuaire du marasme à l’enthousiasme. Première bonne nouvelle confirmée fin mai 2011, la reprise du trafic se monte à 14%. Les céréales (+111% à 1,07 Mt), les vracs liquides (+74%, 3,83 Mt), et les conteneurs (107 000 EVP, + 28%) forment le tiercé gagnant.

Seconde nouvelle, le dossier terminal méthanier est lancé, et rondement. Dix millions d’euros sont déjà engagés par le GPM avec les travaux préparatoires du chantier. Le maître d’ouvrage EDF a investi plus d’1 milliard d’euro dans le terminal proprement dit, tandis que le GPM s’engage pour 130 millions d’euros d’infrastructures.

Troisième série de nouvelles positives, les lancements successifs des projets éoliens offshore de Grande-Bretagne, d’Allemagne et de France, placent Dunkerque en bonne position pour participer. L’établissement souhaite anticiper, avec au moins un partenaire industriel, un succès à l’appel d’offres attendu début juillet 2011. L’aménagement ex nihilo de 70 ha de terre-plein de forte résistance, et de 400 m de quai pourrait être réalisé pour fin 2014, à condition d’engager les études et les procédures environnementales le plus rapidement possible.


45,5 millions d’euros engagés pour 2011

Conséquence immédiate et à court terme, Dunkerque-Port investit au total, cette année, 45,5 millions d’euros, et passera à plus de 60 millions d’euros les deux années suivantes. À compter de 2015, l’établissement retrouvera une certaine aisance financière. Les services portuaires peuvent investir avec sérénité.

Les 300 millions d’euros à 368 millions d’euros (hypothèse haute) d’investissements prévus au plan stratégique annexés à la réforme portuaire seront en partie décalés en raison des années de crise et d’attente 2009 et 2010. Mais les grands projets ne sont pas abandonnés. Le conseil de développement donnera un avis en particulier sur le creusement des darses de la Baltique et du Pacifique au port Ouest. Ce projet de 650 millions d’euros pourrait au mieux être lancé, tous obstacles franchis, vers 2018. Mais le GPM souhaite lancer le débat public dès 2012. Les premières études sont amorcées.