publié le : 11-05-2012

L’annonce, le 19 mars 2012, du rachat (pour 5,16 Md€) du Hollandais TNT Express par le géant américain UPScommence à faire des vagues en France dans les rangs syndicaux.

En effet, à la CFDT notamment, on dit craindre "les conséquences néfastes de cette fusion". Ce constat est valable du côté du repreneur comme de celui de sa "proie", d’autant plus que UPS a annoncé que le principe d’équité prévaudra dans l’hypothèse où la fusion devrait déboucher – c’est fort probable – sur des licenciements.


Deux cultures de l’emploi différentes

Il est vrai que TNT et UPS campent sur des cultures d’entreprise et des organisations diamétralement opposées. L’Américain, pour ne prendre que cet exemple, se repose sur des structures "légères" au sein des 42 sites qu’il exploite dans l’Hexagone. "Chez TNT, il y a un chef de centre qui s’appuie sur un adjoint, déclare Jean-Luc Even, délégué syndical central TNT Express national CFDT. Il y a également une secrétaire ou deux. Chez UPS, le chef d’établissement fait tout, tout seul".


Des risques de rapprochement et de fermetures

UPS a fait part de son projet de consacrer (en Europe) un milliard d’euros aux coûts d’intégration dans les quatre années à venir. Le groupe américain prévoit en outre de dégager 400 millions à 500 millions d’euros de synergies sur les coûts.

Deux objectifs qui font craindre aux syndicats des deux bords des coupes sombres dans les effectifs et les implantations.