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publié le : 19-01-2011

« Notre modèle économique, qui reposant sur trois piliers, le trafic passagers, le fret et la maintenance aéronautique, nous permet de surmonter les aléas de la conjoncture », s’est félicité Jean-Pierre Lavielle, président du conseil d’administration de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, en présentant vendredi un bilan 2010 marqué par le retour à la croissance. Avec une hausse du trafic de 7 %, correspondant à 275 000 passagers, l’EuroAirport franchit à nouveau le cap des 4 millions de passagers, après avoir subi un gros « trou d’air » (-9,6 %) en 2009.
Jürg Rämi, le directeur de l’aéroport, mise sur une nouvelle poussée de croissance de 7 % en 2011 qui devrait porter le trafic à un nouveau niveau record (4,4 millions de passagers). Une perspective réaliste car l’EuroAirport a bénéficié l’an dernier d’une importante extension de l’offre de vols (17 nouvelles destinations). En 2011, cinq nouvelles destinations vont être lancées, dont Moscou et Malte. Premier transporteur sur la plateforme binationale avec une part de trafic de 44 %, easyJet a étoffé son réseau (30 destinations) en installant un cinquième Airbus A-319 en juillet, puis un sixième en décembre dernier. La compagnie britannique à bas prix veut consolider ce réseau en 2011 en se rapprochant du seuil des 2 millions de passagers. Air France (11 % de parts de marché) a tiré son épingle du jeu en enregistrant une légère hausse de son trafic. La nouvelle ligne vers Amsterdam a compensé la baisse du trafic vers Orly, alors que la liaison vers le « hub » de Roissy fait mieux que résister à la concurrence du TGV Est. Troisième moteur de croissance, Air Berlin talonne désormais British Airways à l’EuroAirport où la deuxième compagnie allemande a basé deux avions pour poursuivre un développement rapide. La reprise est également au rendez-vous dans le secteur du fret. Pour renforcer cette activité souvent volatile et qui réagit vite aux changements conjoncturels, l’EuroAirport va investir 36 millions d’euros dans la construction, d’ici 2013, d’une nouvelle halle de fret de 25 000 m². « Notre objectif est d’augmenter de 50 %, d’ici 2020, le volume de fret aérien transporté, ce qui permettra de créer 700 emplois », a indiqué le nouveau vice-président bâlois de l’EuroAirport, Christoph Brutschin.
Le renforcement de l’attractivité et de l’accessibilité de l’aéroport de Bâle-Mulhouse passe par le raccordement ferroviaire. Ce projet de 180 millions d’euros devrait être achevé en 2017, si les partenaires français, suisses et allemands arrivent à boucler son financement. En attendant, l’EuroAirport va procéder cette année à la rénovation de l’ancienne aérogare et de la piste principale, mal refaite en 2006. Et veiller à limiter les nuisances sonores, notamment en prenant des mesures restrictives pour les avions les plus bruyants. Alors qu’à l’EuroAirport, 2011 démarre sous de bons auspices, Strasbourg-Entzheim fait grise mine. Avec 1 060 000 passagers (-4,4 %) en 2010, on a frôlé la catastrophe. Avec un trafic quatre fois inférieur à celui de l’Euro-Airport, Strasbourg se maintient d’extrême justesse au-dessus du seuil d’un million de passagers qui constitue le point d’équilibre financier de la plateforme. Depuis l’arrivée du TGV Est en juin 2006, le nombre de passagers s’est réduit de moitié. L’avenir de Strasbourg-Entzheim demeure incertain. Son déclin semble comparable à celui du Racing Strasbourg… L’autre aéroport alsacien souffre car il n’a pas réussi à attirer une compagnie low cost pour compenser le départ de Ryanair pour le Baden-Airpark voisin. Grâce aux vols à bas prix de Ryanair et Air Berlin, l’aéroport de Karlsruhe/Baden-Baden dépasse désormais celui de Strasbourg avec un trafic de 1 193 000 passagers, en hausse de 8,3 % l’an dernier.



Voir en ligne : http://www.lalsace.fr/fr/sorties/au...