publié le : 08-03-2012

« Notre ambition est de démocratiser l’usage des AGV (ndlr : chariots autoguidés) auprès des clients de l’industrie, de la distribution et de la logistique en France » a déclaré hier Philippe Rivoallan le DG d’Aprolis en dévoilant l’accord de distribution signé avec la société Balyo à effet du 1er janvier 2011. L’objectif pour le loueur français, dont le parc compte environ 20.000 matériels en courte et longue durée, est de proposer de nouvelles pistes d’économies à ses clients avec une offre locative avec maintenance intégrée, la gamme GEO, composée de chariots standards (transpalette, gerbeur, gerbeur porte à faux, chariot à mât rétractable, préparateur de commandes, tracteur) dotés de la technologie de géoguidage 3D de Balyo, dite « sans infrastructure ». « Il est assez rare que surviennent de telles ruptures technologiques dans notre métier. C’est une opportunité historique » s’enflamme Philippe Rivoallan, qui estime que le marché français pour ce type de chariots automatisés devrait rapidement passer de 150 aujourd’hui à un millier d’unités par an (comparé à 50.000 matériels par an dont 35.000 de magasinage pour le marché des chariots classiques). Exemples d’applications : des liaisons inter postes dans l’industrie, des transferts entre la palettisation et le filmage, ou encore l’évacuation de produits finis vers lez zones de stockage ou d’expédition.
Pour Jérôme Paradis, Responsable de l’offre géoguidage d’Aprolis, « il s’agit d’une solution à une équation jusque-là inextricable : baisser les coûts tout en augmentant la productivité et en réduisant le nombre d’accidents ». Avec chiffres à l’appui : pour un gerbeur traditionnel à 10.000 €, en comptant les coûts annuels d’un cariste et les coûts de casse, il arrive à un coût du chariot sur 5 ans de 225.000 € à 525.000€ (suivant le nombre d’équipes) alors qu’une offre géoguidage à 2.400 € par mois tout compris reviendrait sur 5 ans à 144.000 €. Même s’il faut tout de même ajouter à cela les coûts de formation à l’outil de pilotage (« à partir de 5.000 € »), le financement d’une étude pour adapter les processus (« à partir de 20.000 € ») et l’éventuel interfaçage avec un WMS