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publié le : 08-11-2011

Cinq ans après sa création, Euro Cargo Rail (ECR)semble avoir trouvé les voies d’une croissance rentable. La filiale du groupe DB Schenker Rail devrait, en effet, terminer l’année 2011 sur un premier exercice très légèrement bénéficiaire. L’année passée, la société avait enregistré un résultat net négatif de 34 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros.


Succession de nouveaux contrats

L’amélioration des comptes d’ECR s’inscrit dans un contexte de hausse ininterrompue de son activité (+40% à ce jour par rapport à 2010), malgré un tassement observé depuis l’été. La croissance découle en partie du démarrage très prometteur des nouveaux trafics lancés depuis le début de 2011.

En grande majorité repris à la route, ces nouveaux contrats ont permis à ECR d’étendre sa présence sur les cinq grands marchés qu’elle couvre désormais : céréales, agrégats, véhicules automobiles, pétrochimie et intermodal (combiné). Le dernier en date a été inauguré le 7 octobre 2011. Il concerne l’acheminement de 50 000 tonnes annuelles de matériaux de construction entre La Mothe-Achard et Rognac pour le compte de PRB.

Mais l’événement phare de cette année, au-delà du redressement spectaculaire des comptes de la société, est le démarrage d’un grand contrat automobile, prévu le 11 décembre 2011. La société s’est toutefois refusée à communiquer la moindre précision sur sa mise en place dans l’attente du feu vert donné par son client.

ECR va également monter en puissance sur les céréales. Un nouveau trafic de l’ordre de 180 000 tonnes annuelles débutera au cours des prochaines semaines au départ de la Région Centre. D’autres devraient suivre au cours du premier semestre2012.


Problèmes de recrutement et d’accès au réseau

À l’instar d’autres opérateurs, Euro Cargo Rail fait état de difficultés d’accès au Réseau Ferré National (RFN). Comme l’explique Alain Thauvette, président d’ECR, "nous souhaiterions disposer de sillons stables et prédictibles et non plus aléatoires". Et de souligner, par ailleurs, "que le prix des sillons n’est pas en adéquation avec leur qualité".

La société connaît également de gros problèmes de recrutement de son personnel de conduite même si cela ne remet pas en cause le rythme de son développement. Pourtant et comme le souligne encore le dirigeant, "nous proposons à nos conducteurs un salaire de départ de 28 000 euros bruts par an pour 35 heures de travail hebdomadaires".

Après avoir encore gagné 4% de parts de marché cette année, ECR devrait représenter 1/5ème du marché français à l’horizon 2013. "L’ambition de notre société n’est pas de remplacer la SNCF. Notre objectif est d’avoir une part significative du marché, de l’ordre de 25 à 30%, et d’être rentable", rappelle Alain Thauvette.