Accueil du site > Actualités > Actualités Logistiques > International > Afrique > GETMA et BOLLORE se disputent la manutention à Conakry
publié le : 13-10-2011

Le 3 octobre 2011, l’avocat de Getma a déposé devant le tribunal de Nanterre une procédure en concurrence déloyale sur faute à l’encontre du groupe Bolloré de s’être rendu complice de la résiliation illégale de la concession du terminal du port de Conakry. "Une complicité qu’il faut entendre dans son sens civil et non pénal", a précisé Maître Cédric Fischer, l’avocat de Getma.


Près de 200 millions d’euros réclamés

L’objectif de cette procédure est d’obtenir de la part de Bolloré Africa Logistics (BAL) et de l’État guinéen une indemnisation pour le préjudice subit par cette résiliation selon la perte de la marge brute et des bénéfices non réalisés, dont le montant est estimé à environ 98 millions d’euros, et des dommages et intérêts pour les frais liés à cette résiliation dont le montant approche 100 millions d’euros.

Dans sa procédure, Getma demande dédommagement solidairement aux deux parties incriminées, Bolloré Africa Logistics et l’État guinéen.


La défense de Bolloré

Le groupe de Vincent Bolloré s’est toujours défendu d’avoir mené une action pour récupérer le terminal. "Nous n’avons rien pris à Getma, se défendent les responsables de BAL. Nous avons négocié directement avec l’autorité portuaire après le décret présidentiel annulant la concession à Getma le 8 mars".

De leur côté, les avocats de Getma soutiennent que le contrat de concession signé avec le gouvernement guinéen le 22 septembre 2008 a prévu des clauses de résiliation que l’État guinéen n’a pas respectées.