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publié le : 12-01-2012

12/01/2012

Hier, lors de la matinale de RTL, Philippe Louis-Dreyfus a confirmé que son armement pouvait reprendre 300 personnes, navigants et sédentaires, pour les futures lignes qu’il souhaite développer avec son partenaire danois DFDS sur le détroit du Pas-de-Calais. « Nous reprendrons les personnes qui nous enverront leur CV, en fonction de leurs compétences et de leur qualité spécifique ». Il a également précisé que ces emplois seront alignés sur des « conditions de travail appliquées à l’ensemble des personnels de LDA ». LDA et son partenaire DFDS comptent donc aligner deux navires sous pavillon français, sans doute le Norman Spirit et le Côte d’Albâtre, mais d’autres pistes sont à l’étude. 
Philippe Louis-Dreyfus a évoqué le « projet industriel » que représente le relancement de la ligne, « sans aide publique » mais avec des conditions d’exploitation qui doivent permettre « de rentabiliser cette ligne » dans un environnement très concurrentiel. Interrogé sur la candidature soudaine d’Eurotunnel à la reprise de SeaFrance, il a précisé ne pas en comprendre les raisons. Philippe Louis-Dreyfus a également annoncé qu’il allait poursuivre en diffamation le président d’Eurotunnel, Jacques Gounon, pour des propos relayés par Liberation : « je ne lui laisse pas le choix de nous insulter comme il l’a fait dans la presse en disant que nous ne respections pas nos engagements ». 

Les 190 millions d’euros de dettes de SeaFrance 

Le mandataire judiciaire en charge de la liquidation de SeaFrance a détaillé, lors d’une conférence de presse, le montant des dettes de SeaFrance. Sur les 190 millions de créances, 170 millions pourraient être réclamés par la SNCF, dont 70 millions versés en avril 2010 pour regarnir la trésorerie lors du plan de sauvegarde de l’emploi. Le reste de la somme est due à des tiers , comme les chantiers navals Arno de Dunkerque. Il compte également faire appel à un courtier pour la vente des SeaFrance Rodin, SeaFrance Berlioz (estimé tous deux entre 50 et 70 millions d’euros) et le SeaFrance Nord-Pas-de-Calais, le SeaFrance Molière étant quant à lui en crédit-bail.