publié le : 28-11-2011

25/11/2011

Renforcer le trafic commercial en permettant l’accès à des plus gros navires et accueillir de nouvelles activités industrielles, particulièrement liées aux énergies marines et surtout l’éolien offshore. Ce sont les deux objectifs qu’a fixés la Région Bretagne pour son port de Brest. Et, pour cela, elle vient d’annoncer un plan de développement de 134 millions d’euros. Et même si, pour l’instant, aucun consortium travaillant sur l’appel d’offre de l’éolien offshore n’a formellement choisi Brest comme port base, la région compte bien se donner les moyens de les convaincre. 
Le plan ambitieux, dévoilé par Jean-Yves Le Drian, président du Conseil Régional, comporte plusieurs phases. La première tranche de travaux qui doit s’effectuer d’ici 2015 sera consacrée au dragage et à l’aménagement d’un quai de 300 mètres le long du polder actuel, puis à la réalisation de digues d’enclôtures qui permettront le stockage des sédiments issus des campagnes de dragage. Les opérations de dragage se réaliseront en deux lots : le premier permettra le maintien de la côte marine de -9.50 mètres aux accès de quai commerce puis le second donnera un accès maritime au polder à une côte marine de - 8 mètres. À l’issue de ces travaux, en 2015, le port de Brest devrait donc bénéficier de 17 hectares de polder stabilisé, avec une possibilité d’extension ainsi que d’un quai adossé, d’accès maritimes sécurisés pour les quais commerce et un nouvel accès maritime pour le polder. 
Dans un deuxième temps, la région prévoit l’aménagement d’un quai lourd de 250 mètres, perpendiculaire au polder. Celui-ci, qui devrait être livré en 2017, pourrait être dédié à l’évacuation de grands ensembles d’éoliennes flottantes du type Winflo, actuellement en cours de développement par DCNS et Nass&Wind. La région espère également, grâce à ces nouvelles infrastructures, renforcer l’activité containers du port. 
Pour suivre cet imposant projet, la Région a crée un comité de pilotage qui se réunira une fois par trimestre. Des groupes de travail travailleront également sur la création d’écosystèmes adaptés à l’accueil des industriels.