publié le : 09-04-2011

Le dialogue compétitif pour la réalisation du canal à grand gabarit Seine-Nord Europe a été lancé cette semaine. Cette étape essentielle dans le déroulement de la procédure de partenariat public-privé donne le coup d’envoi aux discussions que Vois Navigables de France va mener avec chacun des deux groupements candidats en vue de la signature du contrat de partenariat. Conformément à l’avis de la Commission consultative des offres, VNF, maître d’ouvrage du projet, a retenu les dossiers des groupements conduits par Bouygues Travaux Publics et Vinci Concessions, qui se sont portés candidats pour le financement, la conception, la construction, l’exploitation, l’entretien et la régénération du canal. Le dialogue compétitif, qui va désormais s’engager avec chacun d’eux, va permettre d’optimiser les modalités techniques et financières du projet, pour arriver à la meilleure proposition de synthèse de ces deux domaines, en vue du choix du titulaire du contrat, explique VNF, qui salue l’engagement de l’Etat dans ce dossier.

Se connecter à un réseau européen de 20.000 kilomètres

Maillon central de la liaison européenne Seine-Escaut, réalisée en partenariat avec les régions belges de Flandre et de Wallonie, le canal Seine-Nord Europe connectera les ports maritimes et intérieurs des bassins de la Seine et du Nord-Pas de Calais à ceux des 20.000 km du réseau fluvial européen à grand gabarit. « Cette liaison renforcera la position des ports français du Havre, de Rouen et de Dunkerque, qui pourront structurer leur hinterland sur un réseau maillé de ports intérieurs, permettant ainsi une restructuration de la logistique européenne au profit du territoire national. Associé aux 4 plates-formes d’activité industrielle et logistique, il améliorera l’attractivité et la compétitivité des territoires traversés et desservis, en favorisant le développement économique et une mobilité compétitive et durable des marchandises au plus proche des zones de production et de consommation du Nord de la France et de l’Europe », souligne VNF.
Le projet s’intègre dans la politique de report modal visant à augmenter de 12 à 25% de la part du fret non routier à l’horizon 2022.