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publié le : 16-01-2012

16/01/2012

Avec 8.38 millions de tonnes de marchandises traitées en 2011, le trafic du Grand Port Maritime de Bordeaux est en retrait de 4% par rapport à son résultat de l’année précédente (8.72 Mt). D’après le GPMB, cette contraction est principalement liée au recul des hydrocarbures, qui avaient connu une année 2010 exceptionnelle, lorsque les approvisionnements d’une bonne partie de la France étaient passés par Bordeaux suite aux arrêts des raffineries françaises et de certains dépôts. 

Sur l’année 2011, les importations, qui s’élèvent à 6.02 Mt, enregistrent un repli de -4.3% suite à la baisse des entrées de produits raffinés (-5.4%, soit - 240.000 tonnes), premier trafic du port de Bordeaux. La reprise du secteur de la construction a entrainé une progression des importations de granulats (+ 13.6%), et annonce de belles perspectives en 2012 avec les chantiers importants de l’agglomération bordelaise, confirmant la pertinence des importations de granulats par voie maritime sur ce secteur.
Les graines oléagineuses enregistrent une très forte hausse (+ 55.5%), avec près de 200.000 tonnes d’import.
Par ailleurs, les trafics liés à la chimie continuent leur progression, avec les imports de sel (+25%) mais aussi de méthanol (+15.3%) et de butadiène (+16%), confortant l’importance de cette filière pour le développement du port de Bordeaux mais aussi pour l’ensemble de la région Aquitaine. Les engrais manufacturés (-35.7%) enregistrent une forte baisse qui fait suite au redémarrage de la production de l’usine Yara et qui profite cependant aux imports d’ammoniac (+25.6 %), composant de base pour la production d’engrais. 

Les exportations, en recul de 3%, représentent 2.36 millions de tonnes en 2011. Côté céréales, les efforts de diversification sur le blé se sont maintenus, malgré la fin des chargements en direction de l’Egypte. Le port a cependant continué de fournir le marché européen et d’Afrique du Nord, avec un tonnage céréales quasiment équivalent à 2010. Les trafics industriels tels que la ferraille (+98.3%) et la terre réfractaire (+21.7%) enregistrent de belles performances, de même que les graines (+5.4%), les tourteaux (+44%) et les huiles (+69.7). Ces deux derniers trafics permettent de compenser la baisse de 70.000 tonnes des biocarburants (-47.3%) liée à l’évolution du marché et la concurrence des biocarburants de 2ème génération, fabriqués à partir d’huiles usagées.

Le trafic conteneur, avec 60.511 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur), est en progression de près de 11 % et signe un des trois meilleurs chiffres enregistrés jusqu’ici sur le port de Bordeaux. Les deux armements présents localement connaissent une évolution positive : MSC avec 27.706 EVP, progresse de près de 18%, alors que CMA CGM avec 32.805 EVP, enregistre une augmentation de 5.5%. Pour le GPMB, cette performance, dans un contexte de crise mondiale, démontre plus que jamais la pertinence de services conteneurs de proximité, fiables, compétitifs et très réguliers (escales hebdomadaires à jour fixes). 
Enfin, on notera que le trafic Airbus poursuit sa progression, avec une hausse de 23,5 % (entrées et sorties) en 2011. 

Un retour à un trafic équivalent à 2010 est visé en 2012, après une année de transition, marquée par la finalisation de la réforme portuaire en juin 2011. La concrétisation de projets d’envergure (comme la première phase du terminal de Grattequina au premier trimestre 2012), permettra au port de Bordeaux et à la communauté portuaire de s’inscrire dans une nouvelle dynamique, avec des investissements prévus à hauteur de 12.8 millions d’euros.