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publié le : 10-06-2011

Le 09 juin 2011 par Olivier Cognasse

Les transporteurs routiers sont remontés contre l’idée d’une taxe sur les camions. Le principe vient d’être voté par le Parlement européen d’une taxe sur les camions selon le principe du "pollueur- payeur".

Le texte, adopté le mardi 7 juin à une écrasante majorité, consacre pour la première fois le principe du "pollueur-payeur" pour le transport routier sur les autoroutes. Dès lors, une taxe sera définie selon le degré de pollution et le niveau sonore des véhicules. Un avantage pour les camions les plus récents.

Dès l’été 2012, les pays les plus concernés pourraient appliquer cette réglementation. C’est-à-dire, principalement, les pays de transit comme l’Allemagne et la France. Et c’est là que le bât blesse. A la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), la principale critique est "cette mise en œuvre à la carte. Chaque Etat est libre de l’appliquer".

Cette absence de contrainte risque de créer des distorsions importantes selon les pays. Toutefois, tous les camions qui emprunteront les autoroutes françaises seront obligés de payer. Nicolas Paulissen, le délégué général adjoint de la FNTR, s’insurge contre le fait que "l’aérien et le ferroviaire ne soient pas concernés (Ndlr : tous les trains de marchandises ne roulent pas à l’électricité). Et que dire de l’automobile, premier pollueur sur la route".

Les transporteurs s’inquiètent aussi de l’accumulation des taxes à leur encontre. L’écotaxe française qui doit concerner les routes principales non concédées pourrait voir le jour dès 2013 si le Conseil d’Etat répond favorablement à une requête du gouvernement. Matignon souhaite en effet faire annuler la décision du tribunal de Cergy-Pontoise, qui avait ordonné la suspension de la signature du contrat le 17 février dernier.

Il considérait que le vainqueur de l’appel d’offres, l’italien Autostrade (avec ses associés la SNCF, SFR, Thales et Steria), avait été désigné irrégulièrement. En cas d’échec du gouvernement, il faudra recommencer l’appel d’offre et les transporteurs routiers pourront respirer… jusqu’en 2015.