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publié le : 12-05-2011

Le ton est exaspéré. « Il est complètement inacceptable que nos équipages soient exposés à la piraterie. Nous partageons complètement le point de vue de nos officiers qui estiment qu’au niveau international, on n’en fait pas assez ». Cette phrase est signée Morten H Engelstoft. Le directeur des opérations de Maersk Line, lors d’une conférence sur la lutte anti-piraterie à Dubaï, a présenté ses chiffres : « Ces six derniers mois, la zone de piraterie de l’océan Indien a presque quadruplé. Alors qu’à une époque, la zone dangereuse était limitée à 600 milles de la côte de l’Est de l’Afrique, elle atteint désormais l’Inde. Ce qui signifie que nos équipages peuvent maintenant être confrontés à des attaques pirates durant, au moins, cinq jours de navigation ». En plus des risques encourus par les équipages, Maersk Line pointe également les conséquences environnementales de l’obligation de naviguer le plus vite possible dans la zone dangereuse : « cela rajoute, au bas mot, environ un million de tonnes de CO2 par an au bilan carbone de la région ». 

La piraterie va coûter 200 millions de dollars par an à la compagnie 

En attendant la réponse internationale qu’elle appelle ardemment de ses voeux, la compagnie danoise vient d’annoncer l’augmentation de la surcharge piraterie sur le transport des conteneurs qui transitent dans le golfe d’Aden et l’océan Indien. Celle-ci passe, pour un conteneur de 40 pieds, d’une fourchette de 100-400 dollars à une fourchette de 200-500 dollars. Une augmentation visiblement nécessaire pour répartir le coût du risque entre l’armateur et ses clients. Surtout que Maersk Line s’attend à voir un doublement de ses charges liées à la piraterie entre 2011 et 2012. Entre les primes d’assurance, le déroutement des navires et le prix des soutes, celles-ci devraient s’élever à 200 millions de dollars l’an prochain.