publié le : 10-02-2012

Inspiré des travaux du groupe de travail constitué par Thierry Mariani le 13 juillet 2011 et présidé par Philippe Goujon, député-maire du 15ème arrondissement de Paris, le Plan national vélo avance des objectifs clairement écologiques.

"Les avantages du vélo, dont la pratique ne s’élève aujourd’hui qu’à 3% en France, sont nombreux en termes de santé, de réduction des pollutions atmosphériques et de réduction du bruit, de budget des ménages, de développement économique", a assuré le ministre le 26 janvier 2012 lors des premières Rencontres nationales du vélo à Paris.


L’intermodalité à l’honneur

Outre les garages à vélo obligatoires dans les constructions neuves, l’accroissement de 50% de la contribution de l’État pour le déploiement du réseau des véloroutes et voies vertes, la mise en oeuvre du "tourne-à-droite" autorisant les cyclistes à ne pas marquer l’arrêt au feu rouge ou la création de vélo-écoles, ce plan met l’accent sur l’importance du développement de l’intermodalité.

Pour cela, le ministre préconise la clarification du cumul de prise en charge de l’abonnement au transport et au vélo en libre-service et la définition d’une politique tarifaire unique d’embarquement des vélos dans tout train relevant de la responsabilité de l’État.


Un marché d’avenir

Avec 40% d’utilisateurs réguliers et près de 3,2 millions de vélos vendus chaque année, le chiffre d’affaires des acteurs économiques liés au vélo frôle 4,5 milliards d’euros et génère 35 000 emplois.

Bien que la "consommation" de vélo varie d’une ville à l’autre puisqu’elle atteint 15% à Strasbourg, 8% à Bordeaux ou 2% à 3% à Paris, Lille ou Lyon, la comparaison avec d’autres viles européennes, où les taux d’utilisation atteignent par exemple 27% au Pays-Bas ou 18% au Danemark, laisse entrevoir de belles marges de manœuvre.