publié le : 25-11-2011

Les quatre ferries de SeaFrance sont toujours à quai. Ils n’ont pas bougé depuis le 15 novembre dernier, veille de l’audience du tribunal de commerce de Paris qui a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise, mais qui a donné également donné un sursis de deux mois pour trouver des solutions de reprise. Malgré cette décision, les administrateurs judiciaires, qui dirigent désormais SeaFrance, n’ont pas autorisé les navires à reprendre la mer, craignant des débordement de la part de certains salariés. Cela fait donc plus d’une semaine que les SeaFrance Molière, Rodin et Berlioz sont à Calais. Le fréteur SeaFrance Nord-Pas-de-Calais est à Douvres avec 15 marins à son bord et une situation qui se dégrade de jour en jour puisque le navire n’est plus avitaillé. 

Un médiateur nommé par le tribunal de Paris 

Le syndicat CFDT a rapidement saisi le tribunal de grande instance de Paris en référé pour demander à ce dernier d’ordonner la reprise des rotations des navires. Le tribunal, dans un jugement rendu mardi soir, n’a pas fait droit à cette demande mais a demandé la désignation d’un médiateur. Celui-ci, qui devrait être nommé dans les 48 heures, devra examiner la situation et dire si les conditions de reprise sont réunies. Ce n’est qu’après cette autorisation, dont on ne connait pas les conditions de délai, que le trafic pourra reprendre. Une situation qui exaspère les syndicats et salariés qui craignent, à terme, un empêchement de la reprise de l’entreprise. 
Parallèlement, les syndicalistes CFDT porteurs de projet de SCOP continuent leur travail de prospection. Après avoir été reçu, samedi dernier, par Thierry Mariani, le ministre des transports, ils ont reçu des promesses de financement de la part de plusieurs collectivités territoriales. La région Nord-Pas-De-Calais, la communauté urbaine de Calais, le Conseil Général du Pas-de-Calais, la ville de Grande-Synthe ont ainsi décidé de mettre la main à la poche pour aider au financement de la SCOP. Ces premières contributions devraient apporter un peu plus de 12 millions d’euros à la SCOP, à qui il manquait 25 millions d’euros pour boucler son budget. Les responsables doivent revoir le ministre des Transports vendredi pour faire le point avec la SNCF et les collectivités locales.