publié le : 12-04-2012

L’audience du tribunal de commerce de Nanterre a bien eu lieu comme prévu hier pour examiner dans le détail l’offre de reprise de Sernam, mais la décision officielle n’a cependant pas eu lieu. Elle attendue le 13 avril, à 17 h. « Toutes les conditions sont réunies pour permettre au tribunal de rendre un jugement favorable » a déclaré Christophe Thiébaud-Girard, le DG de Sernam dans un message adressé hier à ses clients (posté sur son site web), leur expliquant par ailleurs qu’ils devraient très prochainement recevoir un courrier de la part des repreneurs les informant « de la décision du tribunal et des modalités pratiques de sa mise en œuvre ». L’offre de reprise, dont on connaît désormais les grandes lignes, a fait l’objet de quelques modifications depuis celle déposée par Geodis en mars. A commencer par le montant global, qui s’élève à 750.000 €, contre 50.000 € prévus dans l’offre initiale Geodis. Il s’agit d’une offre conjointe entre Geodis-Calberson et BMV (Bourgey-Montreuil Virolle, une filiale à 35,5 % de Geodis), qui investirait 250.000 € dans l’opération. D’après la direction de Sernam, le nombre total de salariés repris serait porté à 831 (contre 826 initialement), dont 684 transférés directement aux repreneurs, 37 sous réserve d’une modification de leur contrat de travail, et 110 via des offres de reclassement avec reprise d’ancienneté (65 pour Aster et 45 pour le siège). Soit 58% de l’effectif actuel de Sernam, qui s’élève à l’heure actuelle à 1.441 employés et non plus 1.600, certains salariés ayant déjà quitté l’entreprise depuis la mise en redressement judiciaire le 31 janvier. Pour reclasser les salariés non repris, plusieurs solutions sont prévues, notamment via la SNCF (la maison-mère de Geodis), qui mettra à disposition environ 500 offres d’emplois « réparties sur tout le territoire », mais aussi, selon le PDG de Geodis Pierre Blayau, « en organisant une table ronde avec l’ensemble des acteurs de la messagerie pour voir combien les autres sociétés peuvent reprendre de personnes ». Dernier changement, si l’offre était acceptée par le tribunal vendredi, la reprise effective aurait lieu trois semaines plus tard, et non plus dans une fourchette de 28 à 45 jours comme proposé initialement.