Accueil du site > Actualités > Actualités Logistiques > Trafics portuaires > Sete veut capter le trafic d’agrumes d’amérique du Sud
publié le : 06-04-2011

Avec plus de 300 exposants et 40.000 visiteurs, c’est l’événement le plus important dans le domaine de la logistique et du transport international en Amérique Latine. Aujourd’hui s’ouvre, à Sao Paulo, le salon Intermodal South America. Pour la seconde fois, les ports de Sète, Savone et Tarragone, ainsi que l’opérateur privé italien GF Group, l’un des principaux opérateurs portuaires de la filière fruits et légumes en Méditerranée occidentale, se regroupent sous le même pavillon pour promouvoir ensemble, au Brésil, leur offre logistique. Le port de Sète, qui ambitionne de devenir l’une des grandes portes d’entrée du sud de la France, bénéficie des moyens mis en oeuvre par GF Group et les investissements consentis par la région Languedoc-Roussillon. Celle-ci a, notamment, financé la construction d’un nouveau quai en eau profonde de 467 mètres de long et l’achat d’un nouveau portique à conteneurs dont la livraison est prévue en mai. « Les portes d’entrée maritimes de fruits et légumes en gros volumes ont toujours été peu nombreuses en France. On assiste aujourd’hui à une redistribution des cartes », analyse Arnaud Rieutort, directeur commercial du port de Sète.

Capter les trafics agrumicoles venant d’Amérique latine

La croissance de ce segment étant très dynamique, en particulier grâce à la conteneurisation, le port de Sète met en avant ses atouts pour capter des trafics agrumicoles venant d’Amérique Latine qui, au lieu de passer par les ports hanséatiques, pourront désormais transiter via le sud de la France, pronostique Arnaud Rieutort. La situation reste malgré tout contrastée dans le bassin méditerranéen. « En raison des frontières et de la nature géographique, il subsiste une segmentation nationale forte avec des entrées via l’Espagne, l’Italie et la France. Savone, en Italie, et Tarragone en Espagne, tiennent le haut du pavé. En France, le renforcement du lien de lignes régulières depuis le Maroc pousse naturellement vers l’avant Port-Vendres. Pour la partie Amérique Latine et Moyen Orient, Sète souhaite jouer son rôle. Après le départ récent de l’exportateur israélien Agrexco Carmel de Marseille, Agrexco revient en force depuis octobre dernier sur le port de Sète avec le nouveau terminal froid opéré par GF Group ». Résultat : Une croissance de 47% en fin d’année pour le segment des marchandises diverses, sous l’impulsion des flux conteneurisés.

Développement du conteneur et mise en service du terminal fruitier

Illustrant ce développement, Reefer Terminal Sète, un nouvel opérateur pour les trafics conteneurisés, s’est implanté bord à quai sur le port Languedocien depuis le 1er décembre 2010. Cette nouvelle société, filiale de GF Group, dispose de 2 hectares de terre-pleins desservis par un quai public de 450 mètres de longueur et équipé d’un portique de 40 tonnes bientôt complété par un portique « twin lift » de 60 tonnes, livrable en mai. La surface sera étendue dès 2015 pour atteindre les 8 hectares et une capacité de traitement de 250.000 EVP par an. Le terminal à conteneurs est doté de prises « reefer » pour les trafics de conteneurs sous température dirigée.
Sète se prépare, dans le même temps, à la mise en service, prévue le mois prochain, de son terminal fruitier. Ce pôle comprendra un entrepôt de 23.000m², deux zones de transit servant de stockage tampon avant éclatement des marchandises vers les centres de distribution d’Europe du Nord. Un entrepôt de conditionnement pour le groupage et dégroupage est également prévu. À terme, le volume de stockage pourra atteindre 500.000 tonnes. L’investissement initial de cet équipement est de 23 millions d’euros. Parallèlement, l’Etablissement Public Régional est en train de financer l’installation sur le site d’un bâtiment mixte pour accueillir un Poste d’Inspection Frontalier (PIF) pour les contrôles vétérinaires et un Point d’Entrée Communautaire (PEC) pour les contrôles phytosanitaires. Cette infrastructure offrira les services indispensables pour tous les produits vétérinaires et phytosanitaires en provenance de pays tiers. Ce centre de contrôles vétérinaire et phytosanitaire agréé par l’UE sera exploité dès la fin de l’année.