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publié le : 30-04-2011

Selon la presse régionale, le "oui" du président d’EDF Henri Proglio au lancement du projet de terminal méthanier de Dunkerque serait imminent. Ce qui ne surprend personne, le marché du gaz ayant beaucoup évolué ces derniers mois, et les recettes des opérateurs étant mieux garanties.

L’annonce pourrait être faite par Nicolas Sarkozy le 2 mai 2011 lors d’une visite à la centrale nucléaire de Gravelines, indique La Voix du Nord qui précise que le chef de l’État aurait pesé de tout son poids sur la décision d’EDF.


Un projet longtemps repoussé

Envisagé depuis plusieurs années par EDF, ce projet, dans lequel Total prendrait 10% de participation, avait été présenté en 2010 comme une compensation partielle à la fermeture de la raffinerie des Flandres du groupe pétrolier.

Mais la décision a été plusieurs fois repoussée par EDF en 2010, Henri Proglio indiquant que la décision de construire ou pas le terminal méthanier serait vraisemblablement prise "vers le milieu de l’année 2011", en fonction de "la stratégie gazière du groupe". 


Des créations d’emplois sur Dunkerque

Pour le port de Dunkerque, l’annonce de la mise en chantier du terminal est une bonne nouvelle en terme d’emploi et de trafic. Les travaux devraient créer 1500 emplois et le terminal méthanier 50 emplois directs et 150 indirects avec la mise en fonction qui pourrait être pour 2014-2015.

Le terminal méthanier de Dunkerque pourrait assurer 20% de la demande gazière française.

Les céréales ont le vent en poupe

Le Syndicat de la Bourse de commerce de Paris a réuni à Dunkerque le monde de la filière céréalière française et frontalière le 14 avril 2011.Plus de 400 acteurs ont été accueillis par un GPM de Dunkerque très conscient, de recevoir l’un de ses clients clés.
Une excellente récolte 2010, et les intempéries en Russie et en Ukraine permettent à la filière cet optimisme. Un professionnel du négoce a estimé que les acheteurs, à commencer par l’Égypte, se garderaient dans le futur de prendre une position à l’achat massive sur une seule origine. Instruits par l’expérience, ils diversifieront leurs importations, et l’Europe garde donc toutes ses chances. Aujourd’hui, le monde céréalier européen est bien présent sur le marché avec ses seules armes économiques, sans subventions.
La filière française "se doit cependant à la modestie et au travail, face en particulier à une concurrence allemande très efficace à l’exportation", a répété Beaudouin Delforge. La sécheresse commence à préoccuper la filière, particulièrement quant aux semis de printemps.

Régional de l’étape, Michel Debavelaere, président de la Sica Nord Céréales, en a profité pour annoncer 5 M€ d’investissement dans un engin de chargement de navires de 20 000 t/jour, et un engin de déchargement d’allèges fluviales d’une cadence de 400 t/heure. La Sica Nord Céréales a embarqué 700 000 t au premier trimestre 2011, et 1,5 Mt depuis le début de la campagne 2010-2011.