publié le : 09-02-2012

L’année 2011 s’est terminée sur une note plutôt pessimiste pour le port de Nantes Saint-nazaire avec un retrait du trafic de 1,7% à 30,6 Mt.

Composante majeure du trafic nantais, les trafics énergétiques ont souffert de la situation climatique et économique. Les douceurs de l’hiver ont vu la centrale de Cordemais tourner au ralenti et donc consommer moins de charbons. D’autre part les produits raffinés de Donges partent traditionnellement pour les États-Unis, mais ils ont été absorbés par la demande locale.

Enfin, le GNL s’est retrouvé dans une spirale descendante, en recul de 21% à 3,9 Mt. La demande européenne de gaz s’effrite et la mise en service de nouveaux terminaux dans les ports français, notamment Marseille, a des effets jusqu’à Nantes.


Les trafics conteneurisés progressent

Si les trafics traditionnels nantais vivent un tournant, les marchandises diverses et certains vracs ont su tirer leur épingle du jeu.

Ainsi, globalement, les trafics non énergétiques progressent. Dans ce lot, les trafics conteneurisés affichent de bons résultats avec une hausse de 6% à 175 000 EVP. Une performance compte tenu de la réorganisation pendant l’année de deux lignes importantes pour le port, celle de CMA CGM sur les Antilles et celle de MSC sur l’océan Indien et l’Australie.


Succès de l’autoroute de la mer Montoir-Gijon

Du côté des diverses, la hausse est aussi tirée par le score sans appel de l’autoroute de la mer entre Saint-Nazaire et Gijon qui a doublé son trafic à 1 Mt, soit 18 000 poids lourds. "De cette réussite, nous en sommes venus à discuter avec l’opérateur pour avancer le passage à une desserte quotidienne. Elle pourrait intervenir en 2012 quand le plan original l’a prévu en 2013", a indiqué Jean-Pierre Chalus, président du directoire du GMPNSN.

Enfin, pour fermer ce chapitre des performances, le port a vu son trafic céréalier pulvériser son record pour la seconde année consécutive à 1,6 Mt.