Accueil du site > Actualités > Actualités Logistiques > Intermodalité > Un feeder entre Rouen et Port 2000
publié le : 22-06-2011

Marfret projette de lancer une liaison fluviomaritime entre Rouen et Port 2000, au Havre, avec un petit navire de commerce d’une capacité de 200 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur). Cette initiative est une réponse à la problématique de l’absence de service fluvial entre la Seine et le nouveau terminal normand. Pour l’heure, Port 2000 ne communique pas avec le port historique et, faute d’écluse, les barges n’accèdent pas au terminal. Marfret, qui exploite des services fluviaux entre l’estuaire de la Seine et la région parisienne, est aujourd’hui contraint d’effectuer une rupture de charge avec une navette ferroviaire pour accéder à Port 2000. « L’enjeu est important avec à court terme 2.5 millions de conteneurs par an, dont 1.5 million à destination de l’hinterland, débarqués à Port 2000 et aujourd’hui évacués par la route. Un chantier de transbordement multimodal est bien prévu sur le grand canal du Havre. Cela ne sera jamais que la correction imparfaite d’une erreur d’origine », souligne la compagnie qui, en attendant, travaille sur une nouvelle solution. La mise en place d’un feeder de 200 EVP permettrait d’atteindre directement Port 2000, où les grands porte-conteneurs des lignes océaniques déchargement et embarquent les boites. 

Transbordement à Rouen pour la desserte de Paris

Toutefois, le navire sera trop grand pour franchir les écluses situées en amont de la Seine, ce qui imposera un nouveau transbordement à Rouen pour les marchandises destinées à la région parisienne. « En outre, contrairement aux bateaux fluviaux, ce navire de commerce sera astreint à des frais de pilotage, de lamanage et des droits de port. Nous sommes en cours de négociation avec les pilotes, les lamaneurs et les ports pour obtenir une dérogation et/ou une réduction de ces frais », souligne Marfret. Mais en attendant un futur accès fluvial à Port 2000, le déploiement d’un feeder améliorerait la desserte de Port 2000 et permettrait de poursuivre le report sur le fleuve du trafic routier. 
Pour mémoire, Marfret s’est positionné dès 2005, année précédent l’ouverture du nouveau terminal à conteneurs du Havre, sur la question des moyens logistiques permettant de répondre à la massification des trafics maritimes. Au travers de sa filiale Fluviofeeder, l’armement exploite trois service sur la Seine : le transport de conteneurs à vocation internationale entre Gennevilliers, Rouen et Le Havre ; le transport de bobines de papier de l’usine UPM Kymmene, à l’aller, et balles compressées de papiers recyclés, au retour ; ainsi que le transport de déchets d’incinérateur et de déchets industriels banals pour le groupe Veolia dans la région parisienne.