publié le : 21-07-2011

"Comment SeaFrance en est arrivé à la situation actuelle et perd encore de l’argent malgré le licenciement de 700 personnes ?", s’interroge Didier Capelle, secrétaire général du syndicat maritime du Nord CFDT, lors d’une conférence de presse à Paris le 13 juillet 2011. Aujourd’hui, SeaFrance est effectivement dans une situation difficile. Après avoir eu des résultats financiers positifs, l’armement a basculé dans le rouge en 2008.

Depuis le mois d’avril 2010, la société est sous administration judiciaire pour une période de 18 mois. Le tribunal de commerce doit rendre sa décision le 28 octobre 2011. De plus, la direction de l’armement a demandé aux autorités de Bruxelles d’autoriser la SNCF à recapitaliser SeaFrance à hauteur de 200 millions d’euros. Lors d’une rencontre, le 5 juillet 2011, entre les syndicats et la Commission européenne, cette dernière a promis une réponse sur son enquête avant cette date du 28 octobre.


Pas de repreneurs en vue pour l’instant

Pendant ce temps court le délai pour la reprise de la compagnie par un armateur, "mais nous n’avons pas eu connaissance de dossiers déposés aujourd’hui", indique Didier Capelle. Alors, la CFDT travaille sur un projet de reprise de l’armement sous la forme d’une Scop (Société coopérative ouvrière de production). "Nous travaillons avec des avocats et nous pensons pouvoir remettre pour la fin du mois de septembre notre dossier au tribunal." Un plan qui prévoit le maintien des navires et l’emploi de tout le personnel, "voire un peu plus", assure la CFDT.

Les échéances vont maintenant venir rapidement. Selon la décision de Bruxelles et celle du tribunal de commerce, SeaFrance pourrait disparaître. Pour la CFDT, la porte est toujours ouverte à la discussion avec la SNCF, "mais à condition que nous abordions les sujets sérieusement pour trouver des solutions viables". Une porte ouverte qui pourrait bien déboucher sur une voie d’eau dans le dernier navire du pavillon français sur le détroit du Pas-de-Calais.