publié le : 08-12-2011

08/12/2011

Dans un contexte financier difficile et après la dégringolade (-58%) de son titre en bourse, Veolia, par la voix de son président Antoine Frérot, a annoncé hier un important programme de restructuration de son activité. Le but du jeu est clair : réduire la dette du groupe, actuellement de 15 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires de 35 milliards et rassurer les investisseurs. Pour cela, Veolia a décidé de se recentrer sur trois métiers : l’eau, la propreté et le service énergétique. Et de se séparer de son activité transport en se désengageant de sa filiale Veolia Transdev, actuel leader européen du transport de voyageurs, spécialisée dans les réseaux urbains, ferroviaires et maritimes. L’activité Transports, selon Antoine Frérot, présente « moins de synergie avec nos autres activités et nécessite d’y consacrer d’importants moyens financiers. Veolia n’est pas le mieux placé pour assurer le développement de Veolia Transdev » 
Cette dernière, créée en mars dernier, est détenue à parité par Veolia et la Caisse des Dépôts et Consignations. Veolia compte dans les deux ans à venir « recomposer » l’actionnariat de sa filiale, soit via une vente, soit au travers d’une dilution de ses actions. 

66% dela SNCM et des contrats de délégations de service public 

Pour mémoire, Veolia Transdev gère plusieurs lignes maritimes en France, avec notamment la délégation de service public pour la desserte des îles du Morbihan (avec la Compagnie Océane et la Compagnie du Golfe), la desserte de l’île d’Aix et des îles du Frioul. Veolia est également actionnaire à 66% de la SNCM, qui projette de lancer un grand plan d’investissement en commandant 8 nouveaux navires pour la desserte de la Corse. 
« L’activité transports peut intéresser des partenaires actuels mais aussi des investisseurs financiers ou des industriels. De premiers contacts ont déjà été pris, mais rien n’est fait », a précisé Antoine Frérot. La Caisse des Dépôts et Consignations a indiqué, de son côté, qu’elle n’avait « aucun projet de désengagement, ni à court ni à moyen terme ». Des noms d’industriels intéressés circulent déjà. Parmi eux, le principal concurrent français de Veolia, RATP Dev - Keolis, les Britanniques de FirstGroup ou encore les Allemands de Deutsche Bahn.