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publié le : 14-12-2010

Les vols low cost se multiplient en Europe. Tandis qu’ils peuvent représenter jusqu’à 30 % de l’activité d’un aéroport comme cela est le cas à Nice, ils justifient des installations au sol particulières. Les terminaux sans fioritures sont conçus pour être les plus fonctionnels possibles avec des coûts de conception et d’utilisation très faibles.
Fini les aérogares aux allures de cathédrales, on privilégie aujourd’hui les bâtiments en forme de boîte à chaussures. Le dernier mis en service, nommé Billi pour Bordeaux Illico, sur l’aéroport de Mérignac, a été spécialement construit pour accueillir les compagnies aériennes low cost en Aquitaine. Ces cinq dernières années, le trafic à bas coût s’y est multiplié par quatre, représentant près de 15 % de l’activité totale. Billi, avec 4.000 m2 et 120 mètres de façade, permet de traiter simultanément quatre avions et d’accueillir 900 passagers. Les redevances, inférieures de 30 % aux autres terminaux de Mérignac, sont suffisamment séduisantes pour que Ryanair y implante cinq dessertes sans avoir été "sollicitée", c’est-à-dire sans recevoir les subventions publiques chères au modèle économique de la compagnie irlandaise.
En France, d’autres aéroports comme Lyon et Marseille avec le MP2 disposent d’infrastructures dédiées aux low cost mais elles ont été adaptées à partir d’installations existantes. Ainsi à Lyon Saint-Exupéry, l’ancien terminal charter est devenu le T3, qui peut accueillir 1,5 millions de passagers par an et arrive à saturation. "Un nouveau bâtiment va sortir de terre, réservé aux embarquements et portant la capacité en janvier 2012 à trois millions de passagers", explique Stéphane Geffroy, directeur commercial et du marketing des Aéroports de Lyon. À Beauvais, aéroport parisien de Ryanair, un deuxième terminal va ouvrir en décembre dédié aux vols Schengen qui permettra d’accueillir notamment les cinq nouvelles destinations créées par la compagnie irlandaise (Vérone, Fez, Nador, Tanger et Marrakech).



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