publié le : 21-01-2011

L’an dernier, le Grand Port Maritime de Rouen a signé un nouveau record de trafic. Toutes activités confondues (fluviales et maritimes), le GPMR et atteint son plus haut niveau historique, avec 32.2 millions de tonnes traitées. Dans un contexte général difficile pour les ports français, le trafic maritime rouennais se paye même le luxe de progresser de 14.5% par rapport à 2009, atteignant ainsi 26.7 millions de tonnes. « En 2010, le port affiche une croissance à deux chiffres de ses trafics et pulvérise ses records. Il s’agit d’un véritable tournant stratégique pour Rouen, qui se place désormais parmi les ports européens de premier rang, apte à renforcer ses échanges avec tous les grands continents », explique le président du Conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Rouen. Pour Alain Bréau : « Rouen dispose d’équipes logistiques à forte valeur ajoutée et d’infrastructures multimodales complètes en prise directe avec le premier bassin économique français. Rouen séduit aujourd’hui par sa stature européenne, son dynamisme hors norme et un professionnalisme reconnu sur toute la chaîne logistique ».

Une année faite de records
Avec, le long de la Seine, un total de 33 terminaux accessibles à 80 % de la flotte mondiale et ses 22.000 emplois liés à l’activité portuaire, le GPMR est le seul port français à afficher une progression ininterrompue de ses résultats depuis trois ans. L’ensemble des trafics est dans une dynamique très positive : les produits pétroliers raffinés hors gaz liquide progressent de 11.5 % à 9.4 millions de tonnes, l’ensemble des vracs liquides ayant atteint leur plus haut niveau historique, avec 12.5 millions de tonnes traitées (+7.7%). Les voyants sont aussi au vert pour les marchandises diverses, qui ont connu une croissance de 8.4 % l’an dernier, la progression hors céréales étant de 7.6 %. Le trafic céréalier, avec 9 millions de tonnes, a quant à lui battu un nouveau record, affichant une hausse de 31% par rapport à 2009. Du jamais vu pour Rouen, premier port européen d’exportation des céréales. Enfin, on notera que l’activité fluviale a elle aussi été marquée par un record, avec un total de 5.5 millions de tonnes sur l’année, soit 10% de mieux qu’en 2009.
« Une stratégie de conquête »

Fort de ces très beaux résultats, le GPMR engage pour 2011 et 2012 des investissements à hauteur de 115 millions d’euros afin d’accueillir de nouveaux trafics. Le projet majeur est l’amélioration des accès nautiques avec l’arasement des points hauts en Seine, de manière à augmenter le tirant d’eau des navires remontant jusqu’à Rouen. Le GPMR compte également renforcer ses partenariats logistiques internationaux, plus particulièrement avec l’Afrique, les pays bordant l’océan Indien, l’Asie et l’Amérique latine, mais aussi les territoires français d’outre-mer. Comptant sur le développement des trafics et la montée en puissance des solutions multimodales, le port se fixe notamment, comme objectif, de doubler en dix ans les 1000 emplois existants dans la filière logistique. On notera que l’autorité portuaire se veut également sensible aux problématiques environnementales liées à l’essor de ses activités. Ainsi, plus de 10 % de ses investissements concernent le développement durable, avec par exemple des actions de valorisation de la Seine ou encore un programme de restauration des espaces naturels. « Nouveaux armateurs, nouvelles infrastructures, nouvelles lignes, le port développe avec succès une stratégie de conquête. Lancé sur une croissance de 14.5 %, le Grand Port Maritime de Rouen est en mesure d’accompagner durablement l’essor économique de ses grands partenaires. Nous avons été très attentifs à ce que cette croissance s’associe à une démarche environnementale très qualitative », estime Philippe Deiss, directeur général du GPMR.